Isinnova utilise l’impression 3D pour concevoir un respirateur hospitalier à partir d’un masque de plongée Décathlon

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La startup italienne Isinnova, dirigée et fondée par Christian Fracassi, a réussi à adapter un masque de plongée de la marque Décathlon pour en faire un respirateur fonctionnel. Pour cela, l’entreprise a eu recours à l’impression 3D pour adapter le masque Easybreath avec un système respiratoire médical. Ce nouveau matériel est indispensable aux médecins et personnels de santé qui luttent contre le coronavirus. Par contre, Isinnova a breveté le nouvel appareil, tout en diffusant son mode de conception pour que le respirateur puisse être reproduit par tout le monde. Selon l’équipe qui l’a conçu, ce respirateur fonctionne parfaitement après une série de tests. La société a partagé en ligne la façon de concevoir le respirateur, dont les guides d’impression. De son côté, la marque Decathlon a déclaré qu’un hôpital parisien est en train de tester le masque Easybreath pour la même utilisation.

La diffusion de cette technique de fabrication de respirateur intervient à un moment crucial pour l’Italie. À l’heure actuelle, le nombre de personnes touchées par la maladie dépasse les 75.000 cas. Les hôpitaux sont débordés, tandis que les respirateurs médicaux manquent. L’entreprise a eu l’idée de concevoir ce masque après avoir été contactée par l’ancien médecin-chef de l’hôpital Gardone Val Trompia de Brescia, le Dr Renato Favero, qui était le premier à partager l’idée de fabriquer des respirateurs à usage hospitalier via l’impression 3D. Isinnova a immédiatement répondu à l’appel du médecin avec son modèle de respirateur qui a ensuite reçu le nom de Charlotte Valve. Le prototype a été testé positivement à l’hôpital de Chiari. L’entreprise souligne toutefois qu’il s’agit d’un dispositif médical non certifié. Par contre, la liaison de soupape a été brevetée, mais reste libre d’utilisation.

Ce type d’initiative n’est pas la première dans ce contexte de pandémie de coronavirus. Les modèles de respirateurs imprimés les plus reproduits se basent sur des modèles existants. Ils se heurtent souvent aux menaces de poursuites judiciaires de la part des marques propriétaires. Pour sa part, Isinnova précise que sa décision de breveter le respirateur était indispensable pour éviter les spéculations sur les prix du composant. Le brevet reste libre d’utilisation pour que les hôpitaux puissent reproduire librement l’appareil. Isinnova ajoute que son projet est à but non lucratif.

Jusqu’ici, il est impossible de prédire le nombre de respirateurs produits en suivant la méthode présentée par Isinnova. Toujours est-il que l’entreprise et son fondateur ont été salués par les internautes pour cette initiative.

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